• App Corinne

    Directrice artistique, designer graphique et fondatrice de l'Agence Comme ça, Corinne App a très tôt mis ses talents de graphiste au service de la presse et de l'édition féministe – en participant notamment aux journaux Histoires d'elles (Paris), Courage (Berlin) et aux Éditions Tierce.

    Quarante ans de slogans féministes. 1970/2010

    Pour tenir sur une durée de 40 ans et au-delà, il faut du souffle. Un grand souffle rageur et joyeux d'être collectif, que l'on sent vibrer dans les slogans et les photos ici rassemblés, manif après manif. En filigrane, le livre dessine l'histoire de cette mobilisation de longue haleine, avec ses temps forts, ses moments creux, ses raisons d'être et ses exigences.
    Novembre 2011
  • Aubrée Christine

    Christine Aubrée est photographe plasticienne.

    L'enchilada

    "Je me suis déposée, c’est ainsi que je le perçois, dans une chambre d’hôtel d’une ville immense, mais ce pourrait être aussi bien là où j’étais la semaine dernière, là où je me rendrai. Une enchilada à peine entamée est posée sur mes genoux, entourée d’une serviette en papier."
    Mars 2011
  • Auricoste Isabelle

    Isabelle Auricoste vit à Paris, travaille en banlieue. Elle écrit, beaucoup, chez elle, dans le train, en vacances. Son précédent livre, Retour à Karp, est paru aux Éditions d'Écart.

    Six roses

    "Elle ne porte pas plainte, ne plaide pas le divorce pour faute, n'exige pas non plus de pension alimentaire décente. Le cou raide, le port droit, le regard fixe. Ne voyant rien, pas plus les magasins de la rue des Francs-Bourgeois que les gens dans l'autobus. Aveugle aux autres, à ces couleurs qui ont mal tourné. Désintégrée mais tenant ferme. L'image même d'une femme forte."
    Décembre

    2012
  • Barasc Katy

    Katy Barasc est philosophe, essayiste et poète. Son champ d’investigation privilégie les écritures nomades où se questionnent les cadres du dire et du penser. Spécialiste de Joë Bousquet, elle a publié de nombreux articles sur Virginia Woolf, Djuna Barnes, Katherine Mansfield, Nathalie Sarraute, Simone Weil… Son dernier recueil, Que ferons-nous de ce silence? est paru aux Éditions Noir & Blanc.

    Requiem pour il et elle

    «Nous sommes dans le constat, nous sommes les scribes d’un état des choses auquel nous ne sommes pas résignées…»
    Septembre 2014
  • Basch Françoise

    Professeure de civilisation britannique à l'Institut Charles V, Françoise Basch a cofondé en 1975 un des premiers groupes d'études féministes en France, le GEF, à l'Université Paris VII. Autrice de deux ouvrages importants sur l'histoire des femmes, en Grande-Bretagne (Les femmes victoriennes) et aux États-Unis (Rebelles américaines au XIXe siècle: mariage, amour libre et politique) elle a également consacré une importante biographie à son grand-père, Victor Basch.

    Ilona, ma mère et moi

    "C'est aux femmes de ma famille, tout particulièrement à ma mère, que j'ai voulu ici rendre justice. Ce texte tente de retracer leur parcours courageux – et, j'ose le mot, leurs exploits au fil des années de guerre, ainsi que leur influence sur mon propre destin", écrit Françoise Basch en conclusion de ce récit personnel et lucide.
    Janvier 2012
  • Bohuon Anaïs

    Anaïs Bohuon est socio-historienne, maîtresse de conférences à l'UFR STAPS de Paris Sud 11. Outre ses activités d'enseignement, elle publie des articles et ouvrages scientifiques sur le corps, le sport et le genre.

    Catégorie «dames»

    Instauré dans les années 1960 par les autorités sportives internationales, le test de féminité vise à distinguer les «vraies femmes» des autres.
    Juin 2012
  • Causse Michèle

     

    Depuis la parution de L’Encontre en 1975, Michèle Causse a construit une œuvre polyphonique: fictions, essais théoriques, poésie, théâtre, collaboration à diverses revues. Son écriture naît de l’affrontement avec cette langue qu’elle nomme «androlecte», indice de la domination d’Un seul qui fait universel et s’avance sous le masque du neutre. La langue qu’elle invente dégenre les injonctions identitaires et annonce l’obsolescence des pronoms IL et ELLE. : acte politique d’une lesbienne radicale, tâche épistémique et éthique qu’elle poursuivra jusqu’à sa mort, choisie en 2010.

     

    Requiem pour il et elle

    «Nous sommes dans le constat, nous sommes les scribes d’un état des choses auquel nous ne sommes pas résignées…»
    Septembre 2014
  • Charest Danielle

    Originaire de Montréal, au Canada, Danielle Charest s’est installée à Paris au début des années 1990. Romancière, elle a notamment écrit des polars (Éditions du Masque) et un essai sur les représentations des hommes et des femmes dans la littérature policière (Éditions Pepper). Danielle publiait aussi  la Lettrinfo, largement diffusée par mail, qui nous informait sur l'état du monde et sur l'état des luttes : luttes des femmes, des lesbiennes, et, au-delà, des révoltes nées de l'indignation qu'elle soutenait avec une immense force de conviction. Lesbienne radicale radicalement féministe, Danielle a été de tous les combats qui nous ont mobilisées ces vingt dernières années. Elle est décédée le 13 octobre 2011.

    L'enchilada

    "Je me suis déposée, c’est ainsi que je le perçois, dans une chambre d’hôtel d’une ville immense, mais ce pourrait être aussi bien là où j’étais la semaine dernière, là où je me rendrai. Une enchilada à peine entamée est posée sur mes genoux, entourée d’une serviette en papier."
    Mars 2011
  • Collin Françoise

    Romancière et philosophe, Françoise Collin est la fondatrice, en 1973, de la première revue féministe francophone, Les Cahiers du Grif, d'abord publiés à Bruxelles, puis à Paris. Attentive à éviter les écueils du dogmatisme, elle s'est passionnément vouée à ouvrir et élargir les horizons du féminisme qu'elle vivait comme une exigence de libération et de liberté, un mouvement alliant l'agir et la pensée, qui pour rester vivant devait se déployer simultanément dans le  réel, contre les injustices, et dans l'espace symbolique, celui de la création. Sa mort, le 1er septembre 2012, a suscité de nombreux témoignages réunis sur le blog "Féministes en mouvement", et sur celui de Sophia, le réseau belge des études de genre qu'elle avait contribué à créer.

    Parcours féministe

    En 1973, de retour d'un voyage aux États-Unis où, émerveillée, elle a découvert le dynamisme et la vitalité du jeune Women's Lib, Françoise Collin crée la première revue féministe francophone, Les Cahiers du Grif. Elle entame ainsi son "Parcours féministe", qui dès les premiers pas l'écarte du chemin qu'elle semblait appelée à suivre: elle a déjà publié deux romans au Seuil et devait s'engager dans la voie somme toute classique d'une carrière littéraire et philosophique…
    Mai 2014

    Penser avec Françoise Collin

    Textes de Carmen Boustani, Rosi Braidotti, Geneviève Fraisse, Diane Lamoureux, Martine Leibovici, Mara Montanaro, Florence Rochefort, Marthe Rosenberg, Monique Schneider, Marie-Blanche Tahon, Michèle Zancarini-Fournel.
    Janvier 2016
  • Collin Françoise

    Romancière et philosophe, Françoise Collin est la fondatrice, en 1973, de la première revue féministe francophone, Les Cahiers du Grif, d'abord publiés à Bruxelles, puis à Paris. Attentive à éviter les écueils du dogmatisme, elle s'est passionnément vouée à ouvrir et élargir les horizons du féminisme qu'elle vivait comme une exigence de libération et de liberté, un mouvement alliant l'agir et la pensée, qui pour rester vivant devait se déployer simultanément dans le  réel, contre les injustices, et dans l'espace symbolique, celui de la création. Sa mort, le 1er septembre 2012, a suscité de nombreux témoignages réunis sur le blog "Féministes en mouvement", et sur celui de Sophia, le réseau belge des études de genre qu'elle avait contribué à créer.

    Parcours féministe

    En 1973, de retour d'un voyage aux États-Unis où, émerveillée, elle a découvert le dynamisme et la vitalité du jeune Women's Lib, Françoise Collin crée la première revue féministe francophone, Les Cahiers du Grif. Elle entame ainsi son "Parcours féministe", qui dès les premiers pas l'écarte du chemin qu'elle semblait appelée à suivre: elle a déjà publié deux romans au Seuil et devait s'engager dans la voie somme toute classique d'une carrière littéraire et philosophique…
    Mai 2014

    Penser avec Françoise Collin

    Textes de Carmen Boustani, Rosi Braidotti, Geneviève Fraisse, Diane Lamoureux, Martine Leibovici, Mara Montanaro, Florence Rochefort, Marthe Rosenberg, Monique Schneider, Marie-Blanche Tahon, Michèle Zancarini-Fournel.
    Janvier 2016
  • Docher Marie

    À douze ans, Marie Docher veut être photographe et écrivain. À dix-huit ans, elle prend un chemin de traverse et fait une école de commerce. À trente ans, elle crée et dirige une entreprise de communication visuelle. À quarante ans, elle perd tout et en profite pour devenir photographe. À cinquante ans, profondément choquée par les manifestations contre la loi sur le mariage pour tous, elle écrit ce livre. On est alors en 2014.

    Portrait © Céline Clanet

    Alors je suis devenue une Indien d'Amérique

    «Progressivement, par petites touches, par petits choix forcés, j'ai glissé de la sensation d'être au cœur de tous les possibles à la certitude d'être à la marge d'un monde étroit.»
    Octobre 2014
  • Faure-Fraisse Anne-Marie

    Réalisatrice, productrice et enseignante d'art vidéo à l'École européenne supérieure de l'image. Au début des années 1970, Anne-Marie a fait partie du collectif Videa, un groupe de quatre femmes vidéastes et féministes qui filmaient les actions et la vie des femmes en lutte. Elle a réalisé plusieurs films sur le travail et la précarité économique des femmes, ainsi que sur la délinquance féminine.

    Quarante ans de slogans féministes. 1970/2010

    Pour tenir sur une durée de 40 ans et au-delà, il faut du souffle. Un grand souffle rageur et joyeux d'être collectif, que l'on sent vibrer dans les slogans et les photos ici rassemblés, manif après manif. En filigrane, le livre dessine l'histoire de cette mobilisation de longue haleine, avec ses temps forts, ses moments creux, ses raisons d'être et ses exigences.
    Novembre 2011
  • Flamant Françoise

    Sociologue et économiste, militante du MLF, Françoise Flamant est une des cofondatrices de Musidora, le premier festival de films de femmes en France, créé en 1974, année où elle animait aussi la journée Grève des femmes «contre les tâches ménagères et sexuelles». Elle a réalisé en 2005, avec Veronica Selvers, un documentaire court métrage, Raising the roof - Charpentières, sur la vie du collectif Seven Sisters Construction Company, et publié en 2007  À tire d’elles. Itinéraires de féministes radicales des années 1970 (Presses Universitaires de Rennes). Elle partage aujourd'hui sa vie entre la France et les États-Unis.

    Women's Lands

    Françoise Flamant nous emmène ici à la rencontre des bâtisseuses d'utopie, qui tournant le dos au patricarcat, ont réussi à inventer un ailleurs accueillant aux femmes. Elle nous entraîne sur les terres défrichées par leurs soins, dans les maisons construites de leurs mains, elle nous révèle les dimensions culturelles, artistiques et spirituelles de ce vaste mouvement séparatiste et lesbien. Les nombreux documents d'archives insérés dans les pages témoignent de son effervescente inventivité.
    Octobre 2015
  • Giacomini Sonia

    Sonia Maria Giacomini est anthropologue. Elle enseigne dans le département des sciences sociales de l'Université pontificale de Rio de Janeiro et dirige le Centre interdisciplinaire de réflexion et de mémoire sur les Afro-descendants. Ses recherches portent sur les questions de genre et les questions raciales dans la société brésilienne.

  • Guillaumin Colette

    Sociologue au CNRS, Colette Guillaumin a rejoint très tôt le comité de rédaction de la revue Questions féministes, fondée en 1977 et qui a développé en France le courant de pensée identifié sous le nom de féminisme matérialiste. Elle y publie en 1978 un article important, «Pratique du pouvoir et idée de nature», paru en deux parties dans les numéros 2 et 3 de la revue, dans lequel elle propose, la première, le concept de sexage en s'inspirant de ses travaux antérieurs sur le racisme. Son premier livre, L'idéologie raciste. Genèse et langage actuels, édité pour la première fois en 1972 a été repris par Gallimard en 2000.

    Sexe, race et pratique du pouvoir

    «La parenté de l'institution esclavagiste avec le sexage réside dans l'appropriation sans limites de la force de travail, c'est-à-dire de l'individualité matérielle elle-même.»
    Mai 2016
  • Hoquet Thierry

    Philosophe, professeur à l’université de Lyon III et membre junior de l’Institut Universitaire de France depuis 2011, Thierry Hoquet travaille sur les sciences de la vie et sur leurs prolongements culturels : les modèles de l’évolution, le concept de sexe en biologie, les rapports entre machines et organismes. Après plusieurs publications sur les naturalistes du XVIIIe siècle, en particulier Buffon et Linné, il a publié notamment : Darwin contre Darwin (Le Seuil, 2009), La virilité (Larousse, 2009), Cyborg philosophie. Penser contre les dualismes (Le Seuil, 2011). Il est également l’auteur d’une traduction de la première édition de L’origine des espèces de Charles Darwin (Le Seuil, 2013). Les deux premiers volumes de son anthologie sur Le Sexe biologique sont parus chez Hermann en 2013 et 2014.

    Sexus nullus, ou l'égalité

    « De la maternelle au baccalauréat, l’école est mixte, les enfants sont élevés ensemble, sur des programmes communs, avec des examens communs. Il est révolu le temps où, pour obtenir le certificat d’études, les filles devaient subir une épreuve de couture et les garçons de travaux manuels. À la majorité, qui est la même pour tout le monde, il n’y a plus en France de service militaire. Tous les citoyens de plus de dix-huit ans ont le droit de vote et paient leurs impôts de la même manière. L’instauration, en 2013, du mariage pour toustes a supprimé le dernier bastion où la différence des sexes pouvait faire sens : aujourd’hui, nos concitoyens et concitoyennes se marient avec la personne de leur choix, à l’exception de leurs consanguins. Ainsi, dans de multiples composantes de la vie publique la République se passe très bien de connaître le sexe des individus. Pourtant, on le fait toujours figurer à l’état civil. Au nom de quoi ? »
    Juin 2015
  • Les faits durables

    Poète, Emmanuèle Jawad creuse la langue jusqu'à obtenir une prose trouée, lacunaire, allégée des vides du discours. Touchés par ce travail de fragmentation, les mots éclatent de polysémie, ils s'entrechoquent et se frottent les uns aux autres dans un crépitement de significations. L'histoire qu'ils délivrent a trait à l'emprise du genre, aux stratagèmes à déployer pour s'en déprendre. Elle s'illustre de faits aléatoires et têtus, aux effets durables. "RÉPERTORIER LES ÉVÉNEMENTS DE SON TEMPS N'ENTAME EN RIEN LA FICTION."
    Juin 2012
  • Kaufer Irène

    Militante féministe et lesbienne, syndicaliste, ancrée à gauche depuis toujours, Irène Kaufer qui vit à Bruxelles, collabore, entre autres, au journal féministe Axelle. Sur son site web, ici, elle met en ligne ses coups de cœur, coups de torchon, coups de balai…

    Parcours féministe

    En 1973, de retour d'un voyage aux États-Unis où, émerveillée, elle a découvert le dynamisme et la vitalité du jeune Women's Lib, Françoise Collin crée la première revue féministe francophone, Les Cahiers du Grif. Elle entame ainsi son "Parcours féministe", qui dès les premiers pas l'écarte du chemin qu'elle semblait appelée à suivre: elle a déjà publié deux romans au Seuil et devait s'engager dans la voie somme toute classique d'une carrière littéraire et philosophique…
    Mai 2014
  • LA BARBE!

    La Barbe est un groupe d’action féministe fondé en 2008 en France. Ses militantes dénoncent l’omniprésence des hommes dans les instances de pouvoir économiques, politiques, culturelles et médiatiques.

    Le Manifeste de La Barbe
    Il est temps de remettre le féminisme en selle et de partir à la conquête des territoires du pouvoir, sous toutes ses formes.
    Effarées par le sexisme dans les médias, excédées par la domination masculine dans le société française, effrayées de voir augmenter les inégalités entre hommes et femmes dans tous les secteurs d’activité, des femmes ont décidé d’investir barbues tous les hémicycles, toutes les antichambres, tous les lieux du pouvoir des hommes. Comme ces lieux sont partout, il faut qu’elles soient nombreuses.
    Qu’une épidémie de barbes se propage !
    Que la Barbe des femmes soit le signe de leur volonté de résister à l’hégémonie masculine et de rendre visibles et ridicules toutes les situations d’inégalité entre hommes et femmes. Que les barbes surgissent partout où les femmes se sentiront écrasées par la domination, par l’exploitation, par le sexisme des hommes.
    Que partout où les hommes se croient en terrain conquis, les barbes disent que les femmes aussi veulent en être, quitte à jouer le jeu de la masculinité, quitte à arborer les attributs du pouvoir.

    Dessin © Abel TM

    La Barbe! Cinq ans d'activisme féministe

    "AU PATRIARCAT, LES GRANDS HOMMES RECONNAISSANTS!" — "BRAVO MESSIEURS!" — "FEMMES SAVANTES, FEMMES BARBANTES"
    Mars 2014
  • Larue Anne

    Anne Larue, née le 2 septembre 1958, est universitaire, professeure de lettres. Également historienne de l’art, elle a publié plusieurs essais, dont un sur les nouvelles féministes (La femme est-elle soluble dans l'eau de vaisselle), et un roman de science-fiction, La vestale du calix.

    Dis Papa, c'était quoi le patriarcat?

    «Comment penser autrement? Comment sortir du sillon, c'est-à-dire, au sens propre, "délirer"? Comment penser hors des sentiers balisés par une idéologie plusieurs fois millénaire? Le projet paraît perdu d'avance. Pourtant l'histoire – et la préhistoire – peuvent nous aider à revenir sur certaines idées toutes faites, et nous apprendre pas à pas, une pièce après l'autre, à démonter le grand mécano.
    Mars 2013
  • Mathieu Nicole-Claude

    Anthropologue, Nicole-Claude Mathieu était une théoricienne et une militante féministes de tout premier plan. Travaillant dès le début des années 1970 dans la perspective des rapports sociaux de sexe, elle soutient que les catégories "hommes" et "femmes" sont construites socialement en fonction d'un rapport social de pouvoir. Avec Christine Delphy, Colette Guillaumin et Monique Wittig, elle inaugure ainsi "l'analyse résolument anti-naturaliste qui distinguera le féministe matérialiste francophone" (Jules Falquet).

    Dans l'ouvrage auteures/autrices publié aux Éditions iXe très peu de temps avant sa mort, survenue le 9 mars 2014, elle écrit en regard de son portrait, à propos de son terrain de recherche, qu'il est "l'observation hallucinée de l'amplitude de l'oppression des femmes"

    Portrait © Laurence Prat, publié dans auteures/autrices

     

    L'anatomie politique

    iXe réédite ce livre majeur, publié en 1991 aux Éditions côté-femmes et devenu indisponible. Édition augmentée d'un tableau synoptique sur les trois modes de l'identité sexuelle / sexuée / de sexe.
    Décembre

    2013
  • Michel Andrée

    Anticolonialiste, antimilitariste et féministe, la sociologue Andrée Michel a initié les premières recherches, en France, sur le rôle et la place des femmes. Ses premiers travaux ont été publiés dans les années 1960. Elle est aussi l'un·e des rares à avoir enquêté sur le puissant lobby militaro-industriel. Traduite en plusieurs langues, internationalement connue, elle a beaucoup travaillé avec les féministes pacifistes d'Amérique du Sud.

    Féminisme et antimilitarisme. Avant-propos de Jules Falquet

    Avant, explique Andrée Michel, je me disais pacifiste. Aujourd’hui, je préfère me déclarer antimilitariste pour signifier mon opposition à toutes les opérations menées pour promouvoir la production et la vente d’armements.
    Décembre

    2012
  • Picq Françoise

    Docteure en science politique, Françoise Picq a participé au Mouvement de libération des femmes et au développement des études féministes depuis les années 1970. Ses travaux portent sur le féminisme, son histoire, ses théories, ses relations avec le socialisme. Parmi ses publications récentes: Mouvement de libération des femmes. Textes premiers (avec Liliane Kandel, Cathy Bernheim et Nadja Ringart). Libération des femmes, 40 ans de mouvement et Féministe encore et toujours.

    Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques.

    Les 3, 4 et 5 décembre 2010, un congrès international réunissait à Paris quelque 400 chercheuses et militantes féministes venues débattre de la nouvelle donne mondiale et de ses effets sur les exigences féministes en matière d'égalité et d'émancipation. Ce livre publié sous la direction de Françoise Picq et de Martine Storti rassemble plusieurs des contributions présentées au cours de ces trois journées. A l'heure de la mondialisation, entre marchandisation triomphante et retour du religieux, elles interrogent les avancées et les reculs du féminisme depuis les années 1970. Avec l'ambition de placer, enfin, l'émancipation des femmes au rang du politique. L'ouvrage s'achève «sans conclure», sur les pistes ouvertes à la réflexion par un texte de Geneviève Fraisse.
    Février 2012
  • Prat Laurence

    Photographe professionnelle, Laurence Prat réalise notamment des portraits, individuels ou de groupe. Habituée à décrypter le langage des images, elle utilise la lumière et l'angle de vue pour subvertir les règles de la représentation genrée. La série auteures/autrices répond à son désir profond d'inscrire les féministes dans l'histoire visuelle, en tant que sujets de leur propre portrait.

    auteures/ autrices

    "Donner à voir, pour les inscrire dans l'histoire visuelle, des féministes en tant que sujets de leur portrait."
    Mars 2014
  • Robichon Suzette

    Suzanne Robichon, dite Suzette, eut un temps pour nom de plume le pseudo Suzette Triton, emprunté à un roman de Christiane Rochefort. Activiste féministe et lesbienne, dès 1978 elle rejoint le Groupe des lesbiennes de Paris et participe au premier journal lesbien publié en France (Quand les femmes s'aiment). Entrée dans le comité de la revue Masques en 1979, elle le quittera pour devenir l'éditrice de la revue Vlasta, et publiera Le voyage sans fin de Monique Wittig et un roman de Gertrude Stein, Q.E.D., traduit par Michèle Causse. Elle a organisé avec Marie-Hélène Bourcier un colloque sur l'œuvre de Wittig (Paris, 2001) et dirigé la publication des Actes, parus sous le titre Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes. Et elle a signé avec Traude Bührman un guide historique et culturel du Paris lesbien publié en allemand, Lesbisches Paris.

    Rosa Bonheur. Ceci est mon testament…

    «… et j’ai pensé que maintenant j’avais le droit de vivre pour moi et de disposer à mon gré de mon bien personnel, n’ayant eu ni enfants, ni tendresse pour le sexe fort, si ce n’est une franche et bonne amitié pour ceux qui avaient toute mon estime.»
    Octobre 2012
  • Rochefort Christiane

    En 1958, Christiane Rochefort obtient un succès retentissant avec Le repos du guerrier, premier roman audacieux porté peu après à l’écran, qui met en scène une jeune femme bourgeoise en rupture avec son milieu. En rébellion contre toutes formes d’abus de pouvoir, y compris celui du langage, elle les pourfend dans son œuvre avec acuité et insolence. Qu’ils traitent d’aliénation sociale – Les petits enfants du siècle (1961), Les stances à Sophie (1963), Encore heureux qu’on va vers l’été (1975), Les enfants d’abord (essai, 1976) – ou d’aliénation sexuelle – Printemps au parking (1969), Quand tu vas chez les femmes (1982), La porte du fond (prix Médicis, 1988) – ses écrits toujours précurseurs balaient les conventions d’une société hypocrite. Dans toute son œuvre, Christiane Rochefort recrée la langue — en particulier dans Une rose pour Morrison (1966) et Archaos (1972), elle bouscule le genre autobiographique avec Ma vie revue et corrigée par l’auteur (1978) et explore dans C’est bizarre l’écriture (1970) «ce qui se trame entre l’écrivain et son papier». Ses recueils Le Monde est comme deux chevaux (1984), Adieu Andromède et Conversations sans paroles (1997) sont des poèmes en prose où se déclinent humour, révolte et lucidité.

    Journal pré-posthume possible

    A l'époque où elle tient ce journal, Christiane Rochefort travaille à son dernier roman, «La porte du fond» (prix Médicis 1988) et à deux livres qui paraîtront un an avant sa mort, «Conversation sans paroles» et «Adieu Andromède». Aussi y est-il beaucoup question de l'écriture et de la pensée qui en est la source. Une pensée ici «saisie dans son mouvement au jour le jour – à l'exacte intersection de la vie et de l'écriture: une écriture pour soi, libre de contraintes, ouverte à tous les sujets, tous les possibles».
    Novembre 2015
  • Rouch Hélène

    Professeur agrégée de biologie, Hélène Rouch fut une des fondatrices du séminaire transdisciplinaire "Limites-Frontières", qui de 1980 à 1988 a réuni, en dehors de tout cadre institutionnel, des scientifiques (mathématiciennes, physiciennes, biologistes…), des spécialistes des sciences humaines et sociales (philosophes, historiennes, sociologues) et des praticiennes (médecins, psychanalystes) autour des enjeux du féminisme. Membre du Comité scientifique du CNRS constitué à la suite du colloque "Femmes, féminisme et recherche" (Toulouse, 1982), elle a contribué à la création de l'Association nationale des études féministes et elle faisait partie du collectif éditorial de la "Bibliothèque du féminisme" (près de 40 titres publiés aux Éditions côté-femmes puis aux Éditions L'Harmattan entre 1991 et 2010).

    Les corps, ces objets encombrants

    Dans les éprouvettes des biologistes de la reproduction, les cellules sexuelles mâles et femelles sont strictement équivalentes : 1 ovocyte = 1 spermatozoïde, chacun amenant la moitié des gènes du futur embryon. Fruit d’une démarche scientifique qui réduit la complexité à une série de mécanismes simples, cette égalité séduisante fait cependant abstraction du corps et vient paradoxalement renforcer la différence des sexes. En amont de la fécondation in vitro, les organismes féminins sont en effet soumis à des traitements lourds pour fonctionner sur le modèle masculin et produire en abondance des gamètes aisément manipulables.
    Mars 2011
  • Selek Pinar

    Pinar Selek est née en 1971 à Istanbul dans une famille engagée à gauche (son père fut emprisonné cinq ans à la suite du coup d'État). Sociologue réputée, ses travaux portent sur les minorités opprimées par la République turque. Engagée pour la défense des droits et la paix en Turquie, elle fonde une association antimilitariste et participe à la création de la première librairie féministe turque. En juillet 1998, débute un invraisemblable cauchemar judiciaire. Une explosion fait sept morts au bazar d'Istanbul et Pinar Selek est accusée d'avoir aidé des rebelles kurdes à commettre un attentat terroriste. Arrêtée, torturée, elle est incarcérée pendant deux ans, jusqu'à ce que les rapports d'expertises concluent... à une fuite de gaz ! Les tribunaux turcs l'ont acquittée à trois reprises, mais chaque fois la Cour de cassation a invalidé le verdict. Pinar Selek risque toujours la prison à vie. Son comité de soutien compte près de 4500 personnes, dont les écrivains Orhan Pamuk et Yachar Kemal. Autrice de nombreux articles et essais Pinar Selek écrit aussi des contes pour enfants et des romans, dont La maison du Bosphore, traduit en français en 2013 aux Éditions Liana Lévi.

    Loin de chez moi… mais jusqu'où ?

    « Si on me demande où j’en suis, je réponds que je tiens bon la barre, que j’ai appris à jouer avec ces vents qui m’ont d’abord déroutée. Mais que je ne peux pas mettre le cap sur le lieu dont je parle, le pays qui me manque. »
    Mars 2012
  • Storti Martine

    Professeure de philosophie, journaliste et féministe, Martine Storti a publié plusieurs livres où elle associe les deux registres du personnel et du politique. D'elle, on peut lire notamment: Un chagrin politique – L'arrivée de mon père en France – Je suis une femme, pourquoi pas vous? – Quand je racontais le Mouvement des femmes dans Libération. Tous sont présentés sur son site: www.martine-storti.fr

    Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques.

    Les 3, 4 et 5 décembre 2010, un congrès international réunissait à Paris quelque 400 chercheuses et militantes féministes venues débattre de la nouvelle donne mondiale et de ses effets sur les exigences féministes en matière d'égalité et d'émancipation. Ce livre publié sous la direction de Françoise Picq et de Martine Storti rassemble plusieurs des contributions présentées au cours de ces trois journées. A l'heure de la mondialisation, entre marchandisation triomphante et retour du religieux, elles interrogent les avancées et les reculs du féminisme depuis les années 1970. Avec l'ambition de placer, enfin, l'émancipation des femmes au rang du politique. L'ouvrage s'achève «sans conclure», sur les pistes ouvertes à la réflexion par un texte de Geneviève Fraisse.
    Février 2012
  • Viennot Eliane

    Militante féministe depuis les années 1970, Éliane Viennot s'est notamment investie dans les campagnes pour le droit à l'avortement, pour la parité et pour l'institutionnalisation des études féministes. Professeure de littérature française à l'Université de Saint-Étienne, spécialiste de Marguerite de Valois, elle s'intéresse plus largement aux relations de pouvoir entre les sexes et à leur traitement historiographique.

    Etat des lieux

    Nous retrouvons la nuit liquide d'avant notre naissance, du temps où nos yeux clos ne nous servaient pas à nous reconnaître, où nos bouches ne se parlaient pas, et où nos mains, nos pieds, nos bras, nos visages, nos genoux, dans leurs tâtonnements muets, suffisaient à nous assurer que l'autre était bien là – du temps où la séparation n'existait pas.
    Mai 2012

    Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin!

    Le long effort des grammairiens et des académiciens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique.
    Mars 2014